Skip to content

Correction du TD

14 avril 2010
Comme il était probable ma proposition de travaux dirigés n’a pas remporté un succès considérable, c’était couru et je ne vous en veux pas… Je voudrai cependant y revenir un moment.
L’interface neuronale directe (IND) continue et continuera à faire parler d’elle (une vingtaine de publications par jour sur internet). Ses applications potentielles thérapeutiques, industrielles, militaires, etc. sont énormes et la recherche et développement continue d’y travailler ferme. Il est facile de voir comment le secteur du jeu récupérera ce qui tombera de la table. Imaginez-vous déplaçant votre avatar dans WoW ou Second Life uniquement par la pensée et vous voyez tout de suite l’intérêt de la chose. Les adolescents seront évidemment séduits : immersion dans le jeu, accélération de la pratique, disparition des interfaces lents que sont le clavier, la souris,…
Quelles applications pédagogiques ?
Celle qui m’a immédiatement« sauté aux yeux »  concernait les sciences. Par exemple un logiciel de chimie permettant de manipuler atomes et molécules, de les assembler et d’observer le comportement du résultat sans avoir à se perdre les doigts dans les touches. Facile d’étendre l’idée à la géométrie ou la physique. Finalement on voit que c’est pratiquement tout traitement visuel de l’information qui est, à terme, concerné : cartes géographiques et historiques, schémas de montages, graphes explicatifs,… J’imagine bien par exemple comment un aggrégateur comme Pipes de Yahoo pourrait être manipulé avec un IND. Remplacer mots, groupes de mots, éléments d’information par des icônes et le traitement des idées, des concepts rejoint celui des objets.
Certes on n’en est pas là. Le chemin a parcourir reste énorme mais il est facile de voir qu’une telle perspective n’est plus au-delà de l’horizon., il ne s’agit plus vraiment de science-fiction. Je vous accorde que ce n’est pas la première fois que l’on suggère que l’écriture  n’est pas le procédé ultime et indépassable de communicationque l’on pourrait croire. Jusqu’ici il a bien résisté, il n’a même jamais été aussi populaire. Facebook, Twitter, Instant Messaging et SMS sont des temples de l’écrit. Evidemment les amoureux de l’orthographe n’y trouvent pas forcément leur compte, il n’empêche que l’empire de la lettre semble bien établi. Pas de souci de ce côté là, donc.
Veille technologique et enseignement
Jusqu’ici les outils que nous utilisons en classe nous sont venus de domaines sans rapport avec l’enseignement. L’ordinateur, la magnétoscope, le tableau interactif, le rétroprojecteur sont tombés directement du monde de l’entreprise dans nos salles de cours. Nous les avons adoptés sans beaucoup réfléchir à leur potentiel pédagogique, à leurs atouts et au rapport que l’enseignant entretiendra avec eux. Dans beaucoup de cas ce ne furent que concessions accordées à regret à la modernité. Les élèves souhaitent utiliser l’ordinateur, ils aiment les modes de communications modernes ? accordons leur ces menues satisfactions et gardons la haute main sur le discours pédagogique. Cette attitude était adoptable sans conflit jusqu’à l’arrivée du web 2.0. Le rapport que nos enseignés entretiennent avec cet outil qu’ils ne maîtrisent, d’ailleurs, absolument pas va à l’encontre des valeurs sur lesquelles s’est établie une certaine conception de l’enseignement. Nous n’avons rien dominé dans le processus et nous sommes restés en position de consommateurs, utilisant un produit sans vraiment en inventer les usages.  Les contradictions, les points de rupture deviennent de plus en plus critiques.
Je crois qu’il est raisonnablement possible d’instaurer une veille techno-pédagogique. Puisque beaucoup de paramètres semblent indiquer que nous nous dirigeons vers une société du savoir, une économie de la connaissance, il semble clair que la formation y jouera un rôle clé . L’école devenue ressource stratégique ne saurait se contenter d’adopter des technologies conçues pour d’autres usages. Il lui faudra proposer des outils adaptés à sa mission. A ce titre elle peut (doit ?) devenir la source d’un champ de recherche technologique.  Evidemment cela suppose que les enseignants abandonnent une attitude suspicieuse par rapport à une technique trop souvent supposée déshumanisante et aliénante.  Cela suppose peut-être aussi une autre école ?
About these ads
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

%d blogueurs aiment cette page :