Sugata Mitra: The child-driven education

Education is a self organising system, where learning is an emergent phenomenon…

J’avoue avoir regardé cette vidéo avec émotion. Beaucoup de valeurs en lesquels nous croyons dans ce blog trouvent ici confirmation et  illustration. L’enthousiasme de ces enfants qui découvrent et comprennent est plus que réconfortant. Pouvons-nous ensuite dire que ceci est exceptionnel et partir retrouver l’ennui quotidien de nos élèves ?

Cela dit il y a ici plus de questions que de réponses :

Jusqu’où l’apprentissage peut-il être considéré comme une propriété émergente ? Que se passe-t-il si aucun adulte ne pose de questions ?

Est-il question d’éducation ou de formation ? Quelle société ces enfants engendrent-ils dans leur pratique ? quels types de rapports sociaux ?

Comment s’opère la synthèse qui fait d’une information un savoir ? La mémorisation n’est pas suffisante, nous le savons. Alors comment les aider à faire cette mise en liens qui fait émerger une connaissance ? Un logiciel suffira-t-il ou un adulte ou une démarche induite ?

Ces questions ne sont pas le fruit d’une intense réflexion, elles sont venues comme cela juste après avoir vu cette video.

Avez-vous des réponses  ou d’autres questions qui pourraient stimuler nos réflexions mutuelles ?

2 réflexions sur “Sugata Mitra: The child-driven education

  1. Il me semble qu’un parallèle s’impose entre Mitra et le Jacotot de « l’émancipation intellectuelle » dont Jacques Rancière parle dans son ouvrage sur  » le maître ignorant ».
    Voir ici ou là :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Jacotot
    http://multitudes.samizdat.net/Sur-Le-maitre-ignorant

    Rancière évoque le  » maître qui enseigne – c’est-à-dire qui est pour un autre cause de savoir – sans transmettre aucun savoir ». Il précise que « le commandement du maître émancipateur interdit au prétendu ignorant de se satisfaire de ce qu’il sait en se déclarant incapable d’en savoir plus . Il le force à prouver sa capacité , à continuer son aventure intellectuelle selon les mêmes moyens par lesquels il l’a commencée . »
    Il semble donc que la tâche du maître n’est certes pas d’expliquer, mais de questionner, d’aiguillonner et non d’aiguiller, de motiver, de stimuler, pour que l’élève puisse prouver à lui même ce dont il est capable et persiste dans ses recherches et son questionnement.
    Voilà un élément de réponse à une de tes questions, me semble-t-il.

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