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Comme aurait dit mon grand-père…

26 novembre 2010

Il suffit parfois de peu de choses pour constater la distance qui sépare l’école de l’époque qui l’entoure et de s’apercevoir que nos élèves y sont préparés à vivre dans un monde qui disparait.

Edmond (c’est un pseudo) vient me voir pour un conseil. Elève en 1ère , 16 ans, c’est un garçon bien dans son temps, vif, sympathique et curieux.  Assez représentatif  finalement des digital natives dont certains adultes ne savent toujours pas s’ils existent : à l’aise avec l’ordinateur et internet, fidèle de Google et de la Wikipedia, Facebookien pratiquant. Le lycée fini  il voudrait aller à Sciences-Po, objectif  raisonnable au vu de ses résultats scolaires et de sa personnalité. Son problème c’est le monde d’aujourd’hui. Il est bien conscient de n’être pas assez au fait  des relations internationales, de la politique, du mouvement des idées, etc. Il veut donc des conseils pour s’informer rapidement et par des sources divergentes tout en continuant de vivre normalement,… ce qu’un adolescent appelle vivre normalement.

Où trouver des informations variées, faciles à consulter et contradictoires si ce n’est sur le net? Nous voilà partis pour une exploration superficielle des sources et ressources du web. Mais ce qui aurait pu n’être qu’une rapide conversation d’une quinzaine de minutes en a duré quarante-cinq. Car en plein feuilletage des principaux organes de presse et passage en revue de quelques blogs, le  problème a surgi… Comment se tenir au courant du mouvement même de l’info ? Edmond ne se voyait pas tenir une liste à consulter régulièrement de tous les sites. Evidemment lui dis-je il faut utiliser les fils RSS…

Pause… Echange de regards dubitatifs et mutuelle incompréhension…

Et nous voilà  partis sur tout autre chose. Les RSS, les agrégateurs, iGoogle, Netvibes, Symbaloo… Nous avons trouvé par Google l’excellent portail du Lycée Robert Schuman pour la préparation à Sciences Po…

"Tout ça c’est bien gentil, mais on ne va pas, non plus, noter tout ce que l’on trouve, surtout que l’on n’est même pas certain que ça va servir". D’où une visite rapide d’InstaPaper, de Read it Later et de Diigo,… un tour sur Evernote et Simplenote, etc.

Tous ces sites ne sont que des exemples d’outils disponibles pour travailler sur le web. Des outils que l’on peut utiliser seul ou en groupe,  que l’on peut garder privés ou bien rendre publics, simples, pratiques et… gratuits. S’attend-on à ce qu’un adolescent les découvre spontanément ? ou pense-t-on qu’il sera initié à ces outils par le monde du travail ou l’Université et que c’est bien comme ça?

A moins que cette absence ne reflète le croissant fossé qui sépare l’école de la vie et du monde. L’enseignant comme origine du savoir ne renvoie que rarement vers des sources extérieures qu’il suppose, d’ailleurs et par défaut, imprimées. La prise de notes se fait avec un stylo et s’édite en système de fiches, support papier.

Imaginons, par exemple que professeurs et documentalistes s’associent pour montrer aux élèves comment , seul ou en groupe, organiser les notes prises en cours à l’aide d’un wiki ?…  ça se fait dans votre lycée ou votre collège ?

Comme aurait dit mon grand-père avec agacement : "On vous apprend quoi à l’école?"

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