A propos

Ce blog est né de la convergence de trois questions.

D’abord les discussions, échanges et confrontations qui ont occupé de nombreuses heures de notre vie ces dernières années  exigeaient de sortir de leur cadre devenu trop étroit. Si les thèmes initialement semblaient relever du célèbre « Café du Commerce », autour de l’éducation et de la formation, des réseaux, du web 2.0, des progrès des neuro-sciences, des questions européennes ou même de la littérature, un temps est venu où une cohérence et une pertinence nous ont semblé émerger. Nous avons donc décidé de quitter le café pour aller sur la place publique. Principalement pour soumettre, proposer afin d’enrichir à travers ce réseau même qui s’affirmait peu à peu central dans nos débats. Question de cohérence donc.

D’expérience ensuite. Comme nous observions le monde changer, et nos pratiques avec, élargies et amplifiées par l’usage de l’Internet. Il nous est alors apparu avec une grande clarté que, si sur les questions d’éducation les solutions avancées évoluaient somme toute relativement peu sur le fond, tant du côté des « réformateurs » que des « conservateurs » (les derniers se faisant malgré tout désagréablement plus entendre), était désormais possible, réalisable, non pas une nouvelle et « nième » réforme de l’école mais bien la mise en place d’un nouveau paradigme de la formation ; non pas appuyé sur les techniques de l’information-communication mais structurellement inspiré des nouvelles modalités de la communication : web 2, wiki, réseaux sociaux…  Que l’on parvienne enfin à briser la doxa d’un enseignement vertical, expert, compartimenté et formaté,  dont la finalité semble être d’enseigner, d’instruire, et pas d’apprendre. Où l’élève jouit au mieux d’une liberté conditionnelle et où, dans un élan pavlovien, la répétition et l’accumulation de données sont érigées en horizons indépassables. Où la pédagogie tient lieu d’inconnu, et la main à la pâte, le travail de groupe ou en réseau, la recherche personnelle, l’individualisation et la différenciation des enseignements, les compétences orales, etc., sont au mieux vus comme des gadgets pour pédagogos, au pire, comme le plus sûr moyen de perdre de vue l’essentiel : l’entreprise éducative de reproduction (sociale, morale, culturelle).

D’urgence enfin.  Il est, selon nous, plus que temps de réagir avant que les mutations à l’œuvre ne finissent par dépasser totalement un modèle d’éducation destiné à mourir dans la paix au terme d’une vie méritante si n’était à l’oeuvre un pitoyable acharnement thérapeutique aussi dérisoire qu’inadapté, produisant les effets à peu près exactement contraires à ceux recherchés en détournant chaque jour un peu plus, faute de savoir les préparer à ce monde en changement et de continuer au-delà de l’école à le faire la vie durant, jeunes et moins jeunes des structures de formation, à l’école et au delà. Question de kairos, donc.

La continuité n’est plus aujourd’hui une solution qui s’impose.

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